Pourquoi la sensibilisation à la sécurité fonctionnera toujours — à condition de concevoir et de mesurer les bons leviers
Les débats récents sur l’efficacité de la sensibilisation à la cybersécurité ont été relancés par une couverture médiatique de grande ampleur. En particulier, un article du Wall Street Journal, s’appuyant sur l’étude « Understanding the Efficacy of Phishing Training in Practice », remet en question la capacité des simulations de phishing et des actions de sensibilisation à produire une réduction du risque réellement significative.
Le débat en lui-même est sain. Les conclusions qui en sont tirées nécessitent toutefois une approche plus nuancée.
Un nombre croissant d’études empiriques montre que des programmes de sensibilisation à la cybersécurité bien conçus améliorent effectivement les comportements face au risque dans des contextes réels. Ce qui échoue le plus souvent, ce n’est pas la sensibilisation en tant que telle, mais une vision trop restrictive de ce qu’est l’awareness, de la manière dont elle doit être intégrée au sein de l’organisation et des critères utilisés pour en mesurer le succès.